Accès aux données publiques

Voilà bien un sujet facheux.

Les administrations françaises (de l’État, mais aussi des collectivités locales), payées par nos impôts acquièrent en permanences des données sur tous les secteurs de la société.

Il existe des données sur le nombre de créations d’entreprises, de chômeurs, d’actifs, de personnes qui payent des impôts ou pas, le nombre de biens immobiliers vendus, le nombre d’étranger entrant ou sortant du territoire de manière régulière (chiffre du tourisme), le nombres d’infraction au code pénal constaté…

Ces données, les administrations les utilisent à leur guise et les rendent publique également quand elles le veulent et sous la forme qu’elle veulent.

Là est le problème majeur de la République française. Basé sur un principe démocratique, la nation fait des choix politiques en fonction des informations à sa disposition. Si les informations ne sont pas disponibles, ou si celles-ci ne sont pas d’une bonne qualité, les choix fait par la population ne peuvent pas être bon.

La logique veut que pour régler un problème il faut l’identifier. Si la population n’est pas capable d’identifier ce qui est un problème, alors il n’est pas question de le régler.

L’accès aux données actuelles.

La déclaration des droits de l’homme (89) fixe ainsi les droits fondamentaux : liberté, propriété et sûreté et résistance à l’oppression.

Je vais, dans ce paragraphe me concentrer sur la sûreté. La sûreté, c’est le fait d’être sûr, en sécurité en fait, libre de tout danger. Or pour l’être, en sûreté, il convient de connaitre les dangers existants. En tant que citoyen, il est donc important d’avoir accès aux chiffres actuels de la criminalité.

La logique fonctionnel voudrait donc que lorsque le nombre de vol augmente on affecte plus de policier pour neutraliser ce type de danger. Pour que la population puisse choisir en connaissance de cause, il est impératif que celle-ci sache si le nombre de vol augmente ou baisse.

Or le ministère de l’intérieur ne donne pas accès au public aux données actuelles. les données sont divulguées avec 3 ou 4 ans de retard. Ainsi, en 2018, la population n’a accès qu’aux données complète de 2014. Il existe des données partielles pour 2016, mais qui ne concerne que les atteintes aux biens.

Avec les outils actuels (ordinateur, internet), qui existent tout de même depuis plus de 20 ans, il devrait être possible de rendre accessible ces donnée en 6 mois (il est nécessaire aux offices centraux de raffiner un peu les données, de les vérifier et de les corriger). Mais 4 ans, je trouve que c’est trop.

La qualité des données

En restant sur les mêmes types de données (criminalité), il convient de remarquer que celles-ci ne sont disponibles que par département. Si les services de l’état sont organisés par département, les élus des conseils départementaux n’ont pas la compétence de la sécurité. Le maire par contre est destiné à agir sur la criminalité. il devrait donc être normal et automatique d’avoir accès aux données de la criminalité commune par commune.

Avec des chiffres accessible commune par commune, la population aurait accès à une information qui lui permettrait de juger l’action d’une municipalité, et de décider de renforcer ou non la lutte contre la criminalité.

Ces données ne sont accessible qu’après un parcours du combattant impliquant l’envoi d’un courrier RAR à l’agent du ministère publique de la commune. La réponse n’est pas assurée.

Que faire en l’absence de données de qualité et actuelles ?

S’en remettre à la magie. C’est bien là le problème. Dépourvu d’information correcte, la population ne peut choisir rationnellement et dépend soit de gourou, soit de son émotion.